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Réfection d’une toiture traditionnelle avec des techniques modernes

La moitié supérieure de la maison a été récemment rénovée : les nouveaux combles offrent un espace habitable moderne inondé de lumière. Crédit photo : Heco

La plus ancienne maison de Weinstadt-Schnait a été construite il y a 500 ans

C’est au cœur du Bade-Wurtemberg, en Allemagne, que cette rénovation d’envergure a eu lieu. L’intervention devait être rapide, car les lieux sont habités.

La maison qui est présentée ici a un peu plus de 500 ans, et elle est restée inoccupée pendant quelques années avant d’être rachetée et ainsi sauvée d’une démolition imminente. Comme le propriétaire est chef de chantier de profession, il s’est rapidement mis au travail afin de pouvoir y loger rapidement cinq personnes en colocation après avoir rénové les pièces une à une. La toiture, quant à elle, avait besoin d’être intégralement refaite dans des délais très courts de façon à pouvoir protéger rapidement le bâtiment des intempéries.

Le toit à chevrons, défomé et instable, devait être remplacé.

Remplacement de la charpente

Un contrôle minutieux de la charpente a révélé qu’une simple réhabilitation des poutres ne suffirait pas à remettre la toiture en état. La charpente portait notamment les stigmates d’au moins un incendie, de plusieurs dégâts des eaux, avec des solins qui n’étaient plus étanches, et des chevrons et des murs pignons complètement rongés. Bien que certaines poutres aient été consolidées au fur et à mesure des années, cela ne répondait plus aux exigences de sécurité actuelles, car certaines poutres avaient tout simplement été doublées en les clouant par le côté à l’existant. La panne faîtière manquait à l’appel et le toit, de 12 m de long, s’était ainsi affaissé d’une soixantaine de centimètres. Le maître d’ouvrage n’a pu que constater la nécessité d’un remplacement intégral de la charpente. Le bâtiment, bien qu’étant le plus vieux de la ville, n’était pas classé monument historique, et il n’y a pas eu de problème pour remplacer l’intégralité des poutres.

Vue inhabituelle : pendant la phase de construction, les colocataires ont vécu sans toit.

Choix technique et gain de temps

Bien que cela n’ait pas représenté de gêne réelle pour les habitants de la maison, il fallait que la dépose et le remplacement de la charpente soient opérés très rapidement. Le charpentier, conscient des enjeux, a préféré chercher conseil auprès de la société Heco-Schrauben et de son expertise afin de trouver la meilleure solution. Avec son aide, la société a déterminé les différentes applications concernées puis, à l’aide de son logiciel de mesure HCS, a choisi les différents moyens d’assemblage et les quantités nécessaires. Le logiciel inventé par la société Heco permet de réduire de façon non négligeable le nombre de vis requises et ainsi de générer des économies appréciables. Pour cela, le logiciel calcule les points de montage utiles ainsi que la répartition de charges du toit, y compris celles liées aux aspects météorologiques (vent, neige…).

Les combles et l’étage sous-jacent dans la construction transversale ont été entièrement démolis et reconstruits.

Une toiture complexe

Le toit, composé d’une construction principale et d’une construction transversale sur une superficie de 186 m², a été muni de trois chiens-assis afin de créer le plus d’espace habitable possible. De larges lucarnes inondent l’intérieur de lumière naturelle et s’ouvrent sur les vignobles alentour. Cette conception flexible du toit exigeait de construire un toit à pannes, et non à chevrons, soutenu par trois appuis au niveau des pannes faîtières et intermédiaires. Au-dessus des chiens-assis à toit plat, des chevêtres absorbent et transmettent la charge des chevrons. Cette construction, tout comme la fixation d’empanons sur l’arêtier, nécessite un grand nombre de points de montage. Pour cela, les frères Herbrich ont utilisé des vis de la gamme Heco-Topix.

Retrouvez l’intégralité de cet article dans le numéro 207 de l’Atelier Bois
Disponible sur Kiosque21.com

À propos de l'auteur

Rochella Djaboulou

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